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Mary Halvorson's Code Girl

Mary Halvorson's Code Girl

Mary Halvorson's Code Girl

Line-up : Mary Halvorson, guitar / Amirtha Kidambi, vocals / Ambrose Akinmusire, trumpet / Michael Formanek, bass / Tomas Fujiwara, drums

La guitariste qui monte et qu'on commence à entendre un peu partout. Avec ses faux airs d’étudiante, la guitariste s’impose comme l’une des artistes les plus originales apparues ces dernières années.

Mary Halvorson déploie ses ailes en gardant à l’esprit l’idée des formes ouvertes chères à Braxton, mariant subtilement écrit et improvisé, sans jamais perdre de vue la nécessité du «work in progress». Avec une étonnante fraîcheur d’inspiration.

Mary Halvorson's Code Girl en mars 2018
Mary Halvorson, guitar / Amirtha Kidambi, vocals / Ambrose Akinmusire, trumpet / Michael Formanek, bass / Tomas Fujiwara, drums.


Biographie

Une tournée avec le Sun Ship de Marc Ribot à peine achevée, elle reprend la route en décembre avec Thirteen Assembly qui l’associe à Jessica Pavone, Taylor Ho Bynum et Tomas Fujiwara, un quartette emblématique de sa génération. Des faux airs d’étudiante, un brin de nonchalance, la guitariste s’impose comme l’une des artistes les plus originales apparues ces dernières années. Découverte aux cotés d’Anthony Braxton, puis repérée au sein du trio Convulsant de Trevor Dunn, elle a aussi fait ses armes avec le groupe d’avant-rock People, s’est fait entendre avec Tom Rainey ou Jason Moran. La demoiselle ne (se) refuse aucune passerelle entre les genres, récuse les étiquettes. Si elle regrette de ne pas avoir assez de temps pour composer et répéter avec ses propres groupes, Mary Halvorson n’a rien d’une femme pressée. À 30 ans, elle est sûre de ses choix et vit son parcours comme un challenge.

Et elle n’a pas fini de déconcerter. Aussi à l’aise dans les fragrances du rock que sur les arrangements les plus pointilleux, elle conjugue une certaine maîtrise classique de la guitare et un art du dérèglement soudain. Avec un jeu à la fois in & out, traversé de dissonances, de brusques distorsions, qu’elle a développé par la pratique de l’improvisation libre, sans que l’on puisse pour autant signaler une filiation directe avec ses aînés. À 12 ans, elle a le coup de foudre pour Jimi Hendrix et adopte l’instrument, mais elle prévient : « Ce ne sont pas les guitaristes qui ont été importants pour moi. » Si elle a étudié avec l’un d’entre eux, Joe Morris, il ne jouait jamais de guitare pendant les leçons, mais de la contrebasse, « pour que je ne sois pas influencée, que je trouve mon propre son. » La rencontre d’Anthony Braxton, à la Wesleyan University fut, elle, décisive. «Il m’a ouvert les portes d’un autre monde. Il nous encourageait à aller au-delà des limites, sans règles préétablies, si ce n’est les siennes, son propre système musical, que nous apprenions en jouant dans ses ensembles. J’avais 18 ans, c’est incroyable d’être confrontée à cela à cet âge.» C’est à ses côtés qu’elle rencontrera de futurs compagnons de route, la violoniste Jessica Pavone ou le trompettiste Taylor Ho Bynum.

En créant son propre trio (le premier album, Dragon’s Head est sorti en 2008), avec John Hebert (contrebassiste d’Andrew Hill) et Ches Smith (batteur du Ceramic Dog de Marc Ribot), elle réinvente une grammaire orchestrale que l’on croyait immuable. Puis en propose une extension avec deux souffleurs, Jon Irabagon et Jonathan Finlayson en enregistrant Saturn Sings (2009). Mary Halvorson déploie ses ailes en gardant à l’esprit l’idée des formes ouvertes chères à Braxton, mariant subtilement écrit et improvisé, sans jamais perdre de vue la nécessité du «work in progress». Avec une étonnante fraîcheur d’inspiration, et surtout, un sens de la structure d’ensemble pas si fréquent. «Mon père est architecte, signale-t-elle, il y a beaucoup de similitudes entre la composition et l’architecture, un processus de réflexion, une même obsession des détails.»

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