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Jacques Schwarz-Bart Afro Jews quartet

Jacques Schwarz-Bart Afro Jews quartet

Jacques Schwarz-Bart Afro Jews quartet

Line-up : Jacques Schwarz-Bart / sax, Gregory Privat / piano, Stephane Kerecki / contrebasse, Arnaud Dolmen / batterie.

Hazzan est une création de jazz qui embrasse la musique liturgique juive, des séquences d'improvisation et des rythmes envoutants.

Le titre Hazzan signifie cantor ou chantre dans la tradition juive. Il m'est venu du commentaire d'un rabbin après mon interprétation de Adon Olam en jazz duo pour la Fondation du Judaisme Français en 2008. Il me dit: "quand vous jouiez, vos notes étaient comme les paroles d'une prière. Vous étiez comme un Hazzan sur votre saxophone". Cela se passait 3 ans après la mort de mon père, et j'ai dès lors décidé de créer en sa mémoire un projet autour du jazz et de la Hazzanout (l'art de chanter des prières juives).

Aussitot les premiers arrangements élaborés, il m'est clairement apparu que ces mélodies anciennes et puissantes se prêtaient à des harmonisations impressionnistes, et se mariaient naturellement aux rythmes de la diaspora africaine des USA, Afro-caraibes, Gnaouas.

Muni de cette charpente fondatrice, j'ai approfondi mes recherches des traditions juives d'Europe, du moyen Orient et d'Afrique du Nord en sélectionnant des chants de couleurs diverses, afin de créer une fresque mystique et vigoureuse.

Dans l'Etoile du Matin, mon père décrit un personnage qui -tout comme moi- est un jazzman juif et noir d'origine. Il refuse d'etre libellé comme étant moitié juif moitié noir, mais se dit etre 200%: 100% juif et 100% noir. J'espère que Hazzan fera honneur a cette conception de mon identité juive comme le fruit épanoui d'une polénisation croisée et universelle.

Jacques Schwarz-Bart


Biographie

"Retourne immédiatement à Paris et supplie ton sénateur de te reprendre ! Tu n'as aucune chance de faire quoi que ce soit sur la scène de la musique en commençant à ton âge. Ca ne s'est jamais vu et ça n'arrivera jamais. " On ne peut pas dire que les encouragements des camarades de la Berklee School of Boston aient fusé lorsque Jacques y entra à l'âge de 27 ans !

Natif des Abymes, en Guadeloupe, fils de deux écrivains célèbres, son père André Schwarz-Bart, prix Gongourt 1959, sa mère, Simone, guadeloupéenne avec à son actif quelques chefs-d'œuvre de la littérature caraïbéenne comme "Pluie et vent sur Télumée Miracle". Bachelier à 16 ans, étudiant à Sciences-Po, tout le destinait à la haute administration.

Lecteur avide de Carlos Castaneda (1925-1998 ; anthropologue américano-péruvien, ndlr) qui célébrait les sorciers toltèques enseignant à rester éveillé en rêve, Jacques retient une leçon de vie : faire de chaque jour un événement spécial, parce que cela peut être votre dernier jour.

C'est la mystique qui l'a amené à la musique. La mystique africaine qu'il découvre à l'âge de 4 ans à travers le tambour gwoka, ainsi que les lewoz, ces espèces de cérémonies qui se déroulaient dans la noirceur absolue des campagnes sans électricité de la Guadeloupe. Des chants et des rythmes qui représentent clairement des appels spirituels. Cette espèce de passion pour l'inconnu reste une motivation dans sa démarche artistique. Pour lui, toutes les grandes musiques sont d'inspiration mystique.

Cet appel à la recherche des identités perdues au travers de la musique se fait de plus en plus pressant, Jacques abandonne sa carrière déjà bien écrite et à 24 ans se lance à corps perdu à la découverte du saxophone avec passage obligé à la Berklee School of Boston et un travail acharné. Au bout du long chemin, c'est la reconnaissance d'artistes prestigieux. On le découvre auprès du trompettiste Roy Hargrove pour son projet RH factor, les chanteurs D'Angelo et Me'shell Ndegeocell ou le batteur Ari Hoenig.

Se définissant avant tout comme un jazzman et gorgé de multiples influences venant d'Afrique, des Antilles, de la soul, du jazz, de la funk, sa quête charismatique est avant tout l'art du rêve. En 1998, il publie son premier album

"Immersion", sur Fresh Sound New, il sera jazz et en quartet. Passionné des rythmes gwoka de son île natale qu'il associe à sa pratique décalée du saxophone, il enregistre l'ambitieux "Soné Ka La" (Que résonne les tambours) (Universal) avec Lionel Loueke (guitare), les chanteurs Jacob Desvarieux, Admiral T et la diva néo-soul Stephanie McKay publié en septembre 2006 et encensé par la critique. Son auteur est dès lors placé au rang des meilleurs saxophonistes contemporains.

A l'automne 2008, "Abyss" (Universal) est dédié à ses parents. De ce troisième album plus intime auquel collaborent Reggie Washington, John Scofield, Guy Konquete et Elisabeth Kontomanou, s'échappe toute la poésie et le lyrisme du saxophoniste. Deux ans plus tard, "Rise Above" (Dreyfus Jazz) explore la fusion entre le jazz-ka et le groove funk de sa compagne Stephanie McKay, avec la complicité amicale de Me'shell Ndegeocello sur "Home".

Il revient à la magie du quartet jazz en 2012 avec "The Art of Dreaming" (Naïve) qui réuni la crème des musiciens européens, le pianiste Baptiste Trotignon, le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Hans Van Oosterhout Quatre têtes pour un seul et même songe vers l'hyperperception de la musique.

Aujourd'hui, Brother Jacques (comme on l'appelle à Spanish Harlem) fait partie des saxophonistes majeurs et des plus innovants. Pour son nouveau projet, il accoste les côtes Haïtiennes et approfondit sa relation avec les musiques rituelles et le Vaudou Haïtien. "Jazz Racine Haïti" fédère les énergies de deux prêtes vaudous, le chanteur Erol Josué et le percussionniste Gaston Bonga et les talents de musiciens de jazz de la scène actuelle, Etienne Charles, Reggie Washington, Grégory Privat et Arnaud Dolmen. Tout en restant ancrée dans les bases du jazz, la musique s'y nourrit de la puissante spiritualité de la musique vaudou.

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CréditsAgence Oui